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Traditionals & Patriotic Songs

Chants américains qui ont accompagné, commenté, salué, moqué, glorifié l’histoire politique, militaire et sociale du pays.


Yankee Doodle
Chant de l’Indépendance américaine (The Revolutionary War, 1775-1783), sur l’air d’une vieille chanson déjà populaire en Angleterre au 16ème siècle.
Dans les premiers temps de cette guerre, les Anglais adaptèrent de nouvelles paroles, dans le but de se moquer des recrues américaines frustes, dépenaillées, peu aguerries, mal organisées, qu’ils devaient affronter et qu’ils affublèrent du nom méprisant de « Yankee Doodle » (Doodle = idiot, bouffon).
Mais bientôt, les Américains s’approprièrent la chanson (et l’appellation), dont ils firent même une chanson patriotique.
Elle raconte les émois d’un jeune paysan naïf, qui assiste à la préparation des troupes dites « rebelles » (= les troupes de Washington, combattant pour gagner leur indépendance vis-à-vis de la Couronne britannique).

Oh ! Susanna
« Minstrel Song* » écrit par Stephen Foster en 1847 et publié en 1848.
Devenu extrêmement populaire pendant la Ruée vers l’or de 1949 en Californie, ce chant a vite pris place dans le folklore de l’Ouest et des pionniers.
Les paroles sont souvent absurdes, reflet du désarroi dans lequel se trouve le héros, arpentant le Sud à la recherche de sa Dulcinée : « Il a plu toute la nuit, le jour de mon départ, le temps était si sec / Le soleil si chaud que j’étais mort de froid ! »

*Minstrel Songs : chants interprétés par des chanteurs blancs, qui, le visage noirci au charbon (bouchons brûlés), tentaient de les chanter à la façon des Noirs dans les gestes et la prononciation, en s’accompagnant souvent au banjo. Ce style connut son apogée dans les années 1850-1870.
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Battle Hymn of the Republic
Un des chants patriotiques américains les plus populaires, écrit par Julia Ward Howe en 1861 sur l’air de « John Brown's Body » et publié en 1862 pendant la guerre de Sécession.
C’est un chant lié à la Guerre de Sécession, à l’Armée de l’Union (Nordistes), se référant à la Bible.
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When Johnny Comes Marching Home
Chant de la Guerre de Sécession, écrit par Patrick Gilmore en 1963 et publié sous le pseudonyme de Louis Lambert.
Il a la particularité d’avoir été chanté aussi bien par les civils attendant le retour de leurs proches partis combattre, que par les soldats des deux camps, Nordistes et Sudistes.
Il décrit la joie de tous et les festivités qui accueilleront les soldats au retour de la guerre :
« Tout le village attend le jour où Johnny rentrera. Ce jour-là, les cloches sonneront, les villageois l’acclameront. Tous l’accueilleront avec des fleurs, des poèmes, une couronne de lauriers. Il sera fêté comme un héros… le jour où Johnny rentrera de la guerre. »
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Aura Lea (ou Aura Lee)                          
Ballade américaine datant de la Guerre de Sécession ou « Civil War » (1861-1865), publiée en 1861. Musique de George R. Poulton, paroles de W. W. Fosdick.
Portrait et évocation pleine de tendresse (par un soldat à la guerre ?) d’une jeune fille aux cheveux d’or, au teint de rose, aux yeux bleu d’azur, laissée au pays, qu’il épousera à son retour.
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Dixie’s Land
Chant sudiste de la Guerre de Sécession, de Daniel Decatur Emmet, édité à New Orleans en 1859. C’est à l’origine un « Minstrel Song » (voir « Oh Susanna »), mais il devient vite l’hymne officieux des soldats confédérés (Sudistes), le pendant de « Battle Hymn of The Republic » pour les Nordistes.
Le nom « Dixie Land » désigne alors les 11 Etats du Sud qui ont fait « sécession », et qui se sont volontairement séparés de l’Union en 1861, déclenchant la « Civil War » (1861-1865).
Le mot « Dixie » viendrait des billets de 10 dollars, écrits en anglais d’un côté, en français de l’autre, alors en circulation en Louisiane (Nouvelle-Orléans oblige), et « Dixie Land » serait ainsi « La terre des billets de 10 ».
De nos jours, on continue de donner le surnom de « Dixie Land » au Sud des Etats-Unis.
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Oh, Shenandoah aussi appelé « Across the Wide Missouri »                
Traditionnel chant américain du début du 19ème siècle.
Une des plus jolies ballades américaines, assez mystérieuse. C’est le chant d’amour d’un homme itinérant, peut-être un trappeur, qui se souvient de celle qu’il aime.
Le chant parle de départ, d’errance, de retour attendu, d’amour.
L’origine est incertaine.
Shenandoah est peut être le nom de sa bien-aimée, qui serait la fille d’un chef indien, mais pourrait être aussi la Vallée de la Rivière Shenandoah en Virginie, dont le chanteur se souvient avec nostalgie.

My Darling Clementine                    
Chant traditionnel américain, écrit en 1884 et attribué à Percy Montrose, il relate l'histoire dramatique (sur un mode comique) d'un chercheur d'or qui aurait emménagé avec sa fille Clémentine dans un canyon.
Cette dernière, qui avait l'habitude d'emmener ses canards jusqu'à une marre tous les matins, serait un jour tombée dans l'eau et se serait noyée.
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Old Folks at Home                                        
De Stephen Foster (1851). Censé être chanté par un Noir, qui a la nostalgie de son passé et des siens dont il est éloigné, il exprime l’attachement à la terre de sa naissance et le souhait de retrouver sa famille :
 « Je voudrais revenir chez moi près de la rivière Swanee, retrouver tous les miens sur la vieille plantation ».

Textes écrits par Anne-Marie Gueldry