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Negro Spirituals & Gospel Songs

Chants “Spirituels” des esclaves Noirs, collectifs et anonymes, inspirés d’évènements et de personnages de la Bible, essentiellement de l’Ancien Testament, parlant de libération collective (Negro Spirituals),

et plus tard chants inspirés du Nouveau Testament (Gospel = Evangile), expression  individuelle d’une détresse due au racisme de la société environnante, et de l’espérance d’une vie meilleure pour les communautés Noires des ghettos urbains, victimes de la ségrégation dans les villes du Nord comme du Sud. Ces « gospels » ont des auteurs-compositeurs identifiés.

Pour en savoir plus => Petite introduction aux Negro Spirituals et Gospel Songs


Swing Low, Sweet Chariot    
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He’s Got the Whole World in His Hands    
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Soon A-Will Be Done                        
De William Levi Dawson, compositeur afro-américain (1899-1990).
« Bientôt, j’en aurai fini avec les misères de ce monde. Je vais aller vivre avec Dieu ! Là-bas, plus de larmes ni de tourments. Là-bas, je retrouverai ma mère, mes frères, mon Jésus. Je veux aller là-bas, c’est ma Maison ».

Wade in the Water                            
Negro Spiritual publié en 1901 par les frères Frederick et John W. Work dans le recueil New Jubilee Songs as Sung by the Fisk Jubilee Singers (1901), et attribué à Harriet Tubman, qui a aidé des centaines d’esclaves à fuir vers le Nord.  
Ce chant fait partie des « Songs of Underground Railroad », chants “codés”, dont les  paroles auraient contenu des consignes données aux esclaves en fuite, pour éviter de se faire prendre, et parvenir à la liberté dans le Nord.
« Wade in the Water » recommande de ne pas fuir par la terre, mais par les cours d’eau (pour que les chiens perdent leur trace) :
« Marchez dans l’eau, Enfants (du Seigneur), Dieu va changer l’ordre des choses ».
Il fait allusion à l’exode du peuple d’Israël conduit par Moïse (Ancien Testament) et à l’Evangile de Jean (Nouveau Testament, Jean 5:4), parlant d’un ange qui descendait régulièrement dans une piscine de Jérusalem, au bord de laquelle se tenaient de nombreux infirmes, et agitait l’eau. Le premier qui entrait dans l’eau après son bouillonnement, était guéri.
Message clair sur l’eau qui a le pouvoir de « sauver ».

Down to the River to Pray                        
Publié en 1867 dans le recueil « Slave Songs of the U.S. », mais certainement antérieur.
Connu également sous les titres « Down in the River to Pray », « Down in the Valley to Pray, » « The Good Old Way » ou « Come, Let Us All Go Down », il doit sa célébrité actuelle à la chanteuse Alison Krauss, qui l’interprète dans la B.O. du film “O Brother” des frères Cohen, sorti en 2000.
Son origine exacte reste inconnue, mais de récentes recherches laissent à penser qu’il pourrait avoir été composé par un esclave.

Amazing Grace                            
A l’origine, ce chant n’est pas un Negro Spiritual, mais un hymne protestant, sur des paroles du Pasteur John Newton, publiées en 1779.
La mélodie est probablement d’origine celte, sans doute écossaise, d’un compositeur inconnu.
Il s’agit d’une hymne à la grâce divine qui accompagne et guide l’homme tout au long de sa vie.
Comme pour « Kumbaya », les esclaves l’entendaient chanter par les propriétaires des plantations ; ils l’ont repris à leur compte, pour en faire un des Spirituals les plus beaux et les plus célèbres du monde anglo-saxon et au-delà.
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Mary Had a Baby
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Very Last Day                    
De Paul Stookey et Peter Yarrow
Interprété par Peter, Paul & Mary en 1963
« Le jour du jugement dernier, tous les hommes seront égaux. On verra et on comprendra ce jour-là que nous sommes tous frères et que nous sommes tous libres. Le genre humain tout entier est fait de la même glaise. Nous venons tous de la même poussière et nous retournerons à la même poussière. Quand la cloche du dernier jour retentira, tous verront et tous sauront, et chacun priera vers le ciel. C’est le Seigneur qui l’a dit. »
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Go Down, Moses                            
Negro Spiritual emblématique, publié en 1862, pendant la Guerre de Sécession, sous le titre « Oh ! Let My People Go » ; il fait partie des Songs of « The Underground Railroad », mouvement qui aidait et organisait la fuite des esclaves vers le Nord.
Le message de libération était adressé aux maîtres des plantations, représentés par « Pharaoh ».
Le chant figure dans le recueil "Slave Songs of the United States”, premier recueil à réunir des chants d’esclaves, publié en 1867.
Il était chanté par les Fisk Jubilee Singers dès les années 1872-1882.

Joshua Fit the Battle of Jericho
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Nobody Knows                            
Il figure dans le recueil «Slave Songs of the United States» publié en 1867, sous le titre « Nobody Knows The Trouble I've Had », dans une version un peu différente (autres couplets).
Les Jubilee Singers l’ont chanté dans les années 1872-1882, sous le titre « Nobody Knows the Trouble I See ».
Il a été enregistré dès 1925 par Marian Anderson (premier grand succès).



Get on Board, Little Children
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All My Trials                                
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Kumbaya                                
A l’origine, « Come By Here », chant protestant devenu « Come By Heah, Lord », chanté en « Gullah », la langue créole parlée par les anciens esclaves vivant dans les îles près des côtes de Caroline du Sud et de Géorgie. Ce chant a gagné les Caraïbes, où peu à peu, il a été repris en « Pidgin English » avant de revenir sur le continent américain dans sa nouvelle forme.
A la fin des années 1950s, des chanteurs Folk l’ont enregistré, comme Joe Hickerson, un des « Folksmiths » en 1957, et Pete Seeger in 1958.
Dès lors, le chant a gagné une nouvelle popularité, liée à la renaissance de la musique Folk américaine au début des années 1960s ; l’enregistrement de Joan Baez en 1962 l’a associé d’emblée au mouvement des Droits Civiques de cette décennie.

Rock My Soul                            
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Go, Tell It on the Mountain                        
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Heaven !                                
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Ain’t That Good News                        
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Oh Freedom
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Lord, I Want to Be a Christian
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Burden Down                             
« Bientôt je poserai mon fardeau et j’irai rejoindre les miens ».
C’est typiquement un « work song », où les travailleurs des plantations (ou les forçats des chain-gangs), chantaient alternativement sur un mode appel-réponse. Le thème est ici celui du fardeau, fardeau de la vie, fardeau des souffrances, que l’on déposera au bord du Jourdain, pour passer de l’autre côté, la Terre Promise des Hébreux, mais aussi le Paradis promis par la Bible.
On rapprochera évidemment cette locution du « heavy load » évoqué dans « Down by the River Side », et beaucoup d’autres chants traditionnels d’inspiration biblique…
A noter que le fardeau est parfois déposé aux portes du Paradis, au pied de la Croix, voire aussi aux portes de l’Enfer. Son  évocation est presque indissociable de la « long white robe » et des « golden shoes » attachés à l’imagerie du Paradis (cf. « Down to the River to Pray »).        
Bernard Frilet
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This Little Light of Mine
Souvent considéré, à tort comme un Negro Spiritual, c’est en fait, pour une fois, un vrai gospel dans le sens propre du terme :
Ecrit vers 1920 par Harry Dixon Loes, d’après les mots de l’Evangile selon St Mathieu : « Laissez briller votre lumière devant les hommes, (…) pour rendre gloire à votre Père dans les Cieux » (Mathieu, 5 :16).
Ce chant est devenu un véritable hymne de la Lutte pour les Droits Civiques, presque au même titre que « We Shall Overcome », sous l’influence en particulier de Fannie Lou Hamer, figure emblématique de cette lutte par la voie démocratique et institutionnelle, dans les années 50 et 60, et aussi celle de Zilphia Horton, une chanteuse activiste et engagée des Fifties.                 
Bernard Frilet

Textes écrits par Anne-Marie Gueldry