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Caraïbes & Amérique du Sud

En français, en créole, en anglais, en espagnol, sur des rythmes bien marqués, des chansons qui font voyager sous les tropiques (avec la trace des influences africaines), et jusque dans la Cordillère des Andes.


Jamaica Farewell
Charmant « mento » - proche du calypso - d’Irving Burgie (alias Lord Burgess), paru en 1957, chanté par Harry Belafonte. Exprime la tristesse du chanteur, sur le point de quitter la Jamaïque et ses attraits.
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Come Back, Liza
Délicieuse complainte composée en 1955 par Lord Burgess (Irving Burgie) et William Attaway, chantée par Harry Belafonte. « Chaque fois que je suis loin de ma Liza, l’eau monte à mes yeux ».

Merci, Bon Dieu - Mésy Bondyé
Un classique de la musique hawaïenne, écrit par Frantz Casseus et chanté au-delà des frontières de Hawaï. C’est un « Merci au ciel » pour la pluie bienfaisante qui va faire pousser le maïs, permettre de nourrir les enfants et d’échapper à la famine.
Tout le monde danse, parce que « La misère est finie pour nous ». Emouvante interprétation de Harry Belafonte, qui l’a enregistrée dans les années 1950, dans une version inoubliable.

Duerme, Negrito
Célèbre berceuse du folklore d’Amérique Latine, sans doute originaire d’une région frontière Vénézuéla-Colombie. Reprise par Atahulpa Yupanqui en 1972, dans un arrangement qu’il a lui-même interprété, suivi par d’autres interprètes, comme Mercedes Sosa.
Le chant  évoque une femme Noire qui a laissé son bébé aux soins d’une autre femme, pour aller travailler aux champs. Pour endormir l’enfant, celle-ci lui énonce toutes les douceurs que sa mère va lui apporter, s’il s’endort ; mais peu à peu, le tableau devient plus sombre : la maman travaille dur, et on ne la paie pas ; elle tousse, et continue de travailler pour son petit bébé Noir.
Poignante évocation de l’esclavage, sur une mélodie tour à tour douce et scandée.   



Guantanamera ou Guajira Guantanamera
Chanson cubaine appelée « guajira », composée à la fin des années 1920, par José Fernandez Diaz, dit Joséito Frenandez. Beaucoup chantée dans les années 1960 dans les rassemblements pour l’égalité des droits et immortalisée par Joan Baez, elle a pris une dimension internationale dans les luttes pour la liberté des peuples.

El Condor Pasa
A l’origine, la chanson fait partie d’une “zarzuela”, dont la musique est due au compositeur péruvien Daniel Alomia Robles, sur des paroles de Julio de la Paz, écrite en 1913 et publiée en 1933.
Chantée par « Los Incas » dans les années 1960, elle est déjà la chanson péruvienne la plus célèbre.
Simon & Garfunkel en font une adaptation en 1970, avec des paroles différentes, qui va détrôner la version originale et faire le tour du monde.
Au Pérou, elle fait officiellement partie du Patrimoine Culturel de la Nation depuis 2004.

Come Away, Melinda
Chanson de Fred Hellerman et Frank Minkoff, enregistrée par Harry Belafonte en 1963.
Une petite fille trouve, enfoui dans le sol près de la maison, un curieux livre d’images, et court le montrer à son père : « Papa, regarde ce que j’ai trouvé ! » ; et le père lui explique qui sont ces gens heureux sur les photos (sa famille, bien sûr), en finissant toujours ses phrases par « c’était… avant la guerre ».
Bouleversant dialogue entre l’excitation joyeuse des questions posées par les voix d’enfants et l’infinie douceur des réponses du père.
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Banana Boat Song - Day-O
Encore un “mento” jamaïcain, chanson populaire proche du calypso.
Le chanteur Trinidad Edric Connor l’enregistre en 1952 avec son groupe « The Caribbeans », et, en 1956, Irving Burgie et William Attaway réécrivent les paroles, dans une version enregistrée la même année par Harry Belafonte, qui devient tout de suite la version la plus célèbre.
Elle est même restée la chanson phare du chanteur.
Elle fait entendre les dockers sur un port, déchargeant les régimes de bananes d’un bateau, tout en chantant en rythme. Ils ont travaillé toute la nuit, le jour pointe, ils demandent leur paye et veulent rentrer chez eux : « Me wan’ go home ».
Les voix se répondent, venant appuyer les dires du soliste.
Magnifique.
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Textes écrits par Anne-Marie Gueldry