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ballades anglo-saxonnes et irlandaises

Chansons et ballades souvent traditionnelles, venues d’Angleterre, d’Ecosse ou d’Irlande avec les colons,  et reprises par les Américains, avant ou après la guerre d’Indépendance.

Once I Had a Sweetheart
Ballade irlandaise du 17ème siècle (composée vers 1695), plusieurs traces de publication au 18ème siècle.
« Mon amour est parti et m’a laissée à mon chagrin. Mais je vais parcourir les mers à sa recherche  »

Scarborough Fair
Vieille chanson anglaise de la fin du Moyen-Âge, rendue célèbre par l’arrangement de Paul Simon en 1966, et chantée par Simon & Garfunkel en particulier dans le film « The Graduate » (Le Lauréat) en 1968.
La mélodie est douce, mais les paroles adressées à celle qui fut autrefois la bien-aimée ne sont pas tendres.
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Riddle Song        
Vieille chanson anglaise du 15ème siècle, importée en Amérique par des pionniers établis dans les Appalaches. Le titre original, en vieil anglais, est « The Cherye with-outyn ony ston », et elle est devenue une ballade folklorique américaine à part entière, chantée, entre autres, par Pete Seeger, Joan Baez, Doc Watson et Carly Simon.  

« Riddle » signifie « devinette, énigme ».

Il s’agit-là de 4 énigmes qui sont posées dans la chanson :

« J’ai donné à mon/ma bien-aimé(e) une cerise sans noyau, un poulet sans os, un anneau sans fin, un bébé qui ne pleure pas. Comment de telles choses sont-elles possibles …? »
Réponse : « Une cerise encore en fleur n’a pas de noyau ; un poulet encore dans sa coquille n’a pas d’os ; un anneau qui roule n’a pas de fin ; un bébé qui dort ne pleure pas. »    
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O Waly, Waly    
Chant traditionnel aussi appelé “The Water Is Wide”, sur un poème du 17ème siècle, qui prétend que « l’amour est beau et charmant quand il est tout nouveau, mais le temps passant, il vieillit, se refroidit et s’évanouit comme la rosée du matin ». Un peu l’équivalent de « Plaisir d’amour, chagrin d’amour ».

Sally Gardens
Chant traditionnel irlandais : Gort na Saileán.
Jolie complainte nostalgique sur un poème de William Butler Yeats, publié en 1889.
« Ma bien-aimée m’a dit de prendre l’amour comme il vient, tout comme les feuilles poussent sur les arbres… Mais moi, jeune et inconscient, je n’étais pas d’accord, et maintenant je pleure.»
Le poète irlandais aurait essayé de retranscrire une chanson très ancienne, qu’il avait l’habitude d’entendre fredonner par une vieille paysanne.
S’agit-il de « Sally’s Garden », le « Jardin de Sally » ou bien faut-il interpréter le « Sally » de la chanson comme un mot dérivé du français « saule » ?
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What Shall We Do With the Drunken Sailor ? - « Sea Shanty »
(Chant traditionnel britannique).
« Sea Shanty » = Chant de marins
Au temps de la marine à voiles, ces chants accompagnaient les tâches des marins, pour synchroniser leurs gestes grâce à une cadence bien marquée.
« Drunken Sailor » servait à rythmer les manœuvres du cabestan : les hommes, chantant à l’unisson, lançaient leurs forces à intervalles réguliers, en tirant tous ensemble, et non de façon désordonnée et inefficace.
Ici, la question est : « Que faire du marin ivre ? ».
Pas grand-chose ! Il ne sert plus à rien dans cet état.
Les réponses varient : le mettre dans la chaloupe, jusqu’à ce qu’il soit dégrisé ; retirer la bonde pour qu’il soit trempé ; le pendre par la jambe avec un nœud coulant, le mettre dans l’un des dalots (trous percés sur les parois du navire, au-dessus de la ligne de flottaison, permettant l’écoulement des eaux) pour qu’il soir arrosé…
Il peut y avoir autant de solutions que l’imagination des marins le permet…

The Beauty of This Land        
Du Groupe Clannad
Ode à la nature, à sa beauté fragile, à son harmonie d’antan, aujourd’hui perdue.
« Saurons-nous encore chérir suffisamment cette terre pour lui rendre son harmonie originelle, guérir et préserver sa beauté ? »

Auld Lang Syne
Chant écossais sur un poème de Robert Burns (18ème siècle).
Il célèbre l’amitié, les jours heureux que l’on souhaite voir revenir : « Prends ma main, ami et donne-moi ta main. Buvons la coupe de l’amitié, en souvenir d’autrefois, buvons encore une fois la coupe de l’amitié »
Traditionnellement chanté tous les 31 décembre sur Times Square à Broadway, sur les 12 coups de minuit, lors du passage vers la Nouvelle Année.

Green Sleeves
Cette jolie et célèbre ballade anglaise du 16ème siècle est attribuée au roi Henry VIII d’Angleterre, qui l’aurait écrite pour Anne Boleyn.
Quel qu’en soit l’auteur,  il exprime dans ce chant les sentiments que lui inspire la dame de ses pensées, la dame aux « manches vertes », qui s’éloigne de lui.

God Rest You Merry, Gentlemen        
Sans doute l’un des plus anciens « Christmas Carols  », traditionnels anglais, puisqu’on en trouve la trace au 16ème siècle.
La signification du titre est « Que Dieu vous garde forts, Messieurs ».
« Rest » avait en vieil anglais le sens de « keep », et « merry » celui de « strong » plutôt que « joyeux ».
Traditionnellement repris par de nombreux artistes parmi les plus connus, et par d’innombrables chorales…!
Bernard Frilet          

The Twelve Days of Christmas          
Chant traditionnel anglais, il est ce qu’on appelle une chanson cumulative - ou à récapitulation -, où l’on doit répéter sans se tromper les vers chantés précédemment, en ajoutant chaque fois un nouveau vers.
Ici, sont énumérés douze cadeaux qu’une personne dit avoir reçus de son amoureux/se durant les douze jours consécutifs du temps de Noël : une perdrix dans un poirier, deux colombes, trois poules françaises, quatre merles noirs, cinq anneaux d’or, six oies pondant, sept cygnes nageant, huit filles de ferme trayant, neuf dames dansant, dix messieurs sautant, onze joueurs de fifre jouant, douze tambours battant.
Les cartes de Noël avec une perdrix dans un poirier sont une illustration du premier cadeau : « A partridge in a pear tree » (peut-être une déformation de « A partridge, une perdrix ! », et le chant serait d’origine française ?).
En tous cas, c’est beaucoup d’amusement et beaucoup de rires, un jeu où celui qui bute sur les vers précédents doit s’acquitter d’un gage…
Bernard Frilet                        


Textes écrits par Anne-Marie Gueldry